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Le chapitre cinq a été ouvert ici

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MessageSujet: Please, help me to fight this nightmare ♦ Ft. Jev   Mar 29 Avr - 13:22


please, help me to fight this nightmare

Le cauchemar est l'épreuve nécessaire du rêve, sa première incarnation. ▬ Yvon Rivard

Jev & Alysse

Elle courait encore et encore sans s’arrêter, sans savoir où aller. Elle courait tant que ses jambes tremblantes le lui permettaient dans cette course effrénée. Elle n’était pas seule et elle le savait mais elle le devait pas s’arrêter, elle ne pouvait pas s’arrêter. Ca aussi, elle le savait. Elle ne comprenait même pas pourquoi ils l’avaient suivi, pourquoi ils n’avaient pas tout simplement écouté ses instructions en se disant que, pour une fois, ils allaient lui faire confiance et l’attendre sagement à la maison. Parce que oui, les gens qu’elle cherchait à fuir présentement étaient son père et sa mère. Elle courait à en perdre haleine, piétinant l’herbe fraiche, repoussant de ses mains les feuilles et les branches des arbres entre lesquelles elle courait et qui lui fouettaient violemment le visage. La course dura plusieurs minutes qui parurent des années mais elle s’arrêta avec stupeur, yeux ronds et terrifiés. Elle ne pouvait plus courir. Elle était coincée, là, au bord de cette falaise. « Alysse.. Arrêtes de courir je t’en prie.. » La voix de sa mère résonna derrière elle la prenant par surprise et la faisant reculer déraisonnablement vers le bord sans le vouloir. Elle avait espéré les semer dans sa course mais visiblement pas puisque son père ne tarda pas à emboiter le pas. « Pourquoi vous m’avez suivie ? RENTREZ TOUT DE SUITE ! » Hurla-t-elle la voix tremblante alors que ses mains tremblaient de plus en plus. Sa mère l’observa un instant dans le silence et comprit. Elle comprit que la dispute datant d’il y a moins d’une heure l’avait mise dans tous ses états et que depuis, elle ne parvenait à se calmer. Qu’elle avait peur. Pas pour elle mais pour eux. Sa mère avança d’un pas et Alysse recula. « N’avance pas. » La prévint-elle l’air grave et éperdument sérieuse parce qu’elle l’était. Mais sa mère aussi butée, ne recula pas au contraire et continua sur sa route en essayant de la convaincre avec de vaines paroles de revenir et de s’éloigner du bord. « N’AVANCE PAS J’AI DIT ! » Cria-t-elle complètement hors d’elle alors que ses bras mimaient des grands gestes qui, sans le vouloir, envoyèrent valser sa mère ainsi que son père à quelques mètres avec une violence inouïe. Le ciel pourtant bleu et sans nuages auparavant s’assombrit et devint presque noir, des gouttelettes commencent à tomber et s’en suit une pluie torrentielle alors qu’Alysse abaisse les bras en regardant les corps étalés au sol. « Maman … ? Papa ... ? » Appelle-t-elle avec la voix d’une enfant apeurée et morte de trouille. Elle s’approche de quelques pas, hésitante plus ce que jamais. Ils ne bougent toujours pas et sans pouvoir les retenir, des larmes dégringolent sur ses joues, déferlent comme des vagues en pleine tempête et s’écrasent au sol. Elle s’agenouille devant la silhouette fine de sa mère, couchée sur le ventre, inerte et la retourne doucement n’osant même pas prendre son pouls de peur de connaître la réponse. « Je t’en prie.. Non. » Ses yeux s’embuent et lui piquent alors que sa tête se tourne vers son père. Il saigne à l’arrière de la tête comme s’il s’était cogné à quelque chose et là tout s’effondre. Ses deux indexes posés chacun sur la gorge de l’un et de l’autre, elle ne sent rien. Elle ne sent rien parce qu’il n’y a plus rien à sentir. Elle a ôté la vie à ceux qui la lui ont donné. Son cœur fait un raté lorsqu’elle prend conscience de ce qui vient d’arriver. Ses mains recommencent à lui brûler, la sensation est trop forte, la peine est trop forte. Dans un dernier espoir -et sans doute naïvement- elle tente de les réanimer l’un après l’autre mais rien ne marche. Ils sont morts. Agenouillée entre les deux corps inertes des personnes qu’elle chérissait le plus, elle fait la seule chose qu’elle se sent capable de pouvoir effectuer : elle crie. Elle crie son désespoir, sa rage, sa haine et sa tristesse et la pluie devient encore plus forte. Elle se lève, complètement hors d’elle et se tourne pour s’approcher du bord. Elle est à bout et se dit qu’au point où elle en est, ce n’est plus la peine d’espérer quoi que ce soit. Il y a plusieurs issues mais une seule, digne d’une lâche, l’interpelle. « Tu veux jouer à ça ? Hein ? Ca t’amuse ? Tu veux du spectacle ? » Questionna-t-elle de manière rhétorique en regardant le ciel d’un regard noir. « POURQUOI EUX ET PAS MOI ?! » S’il voulait jouer, elle allait lui donner de quoi faire. Retirant avec fureur la veste trempée qu’elle portait sur le dos, elle la lança au sol puis se recula en se mettant bien droite, écartant les bras à l’horizontale , yeux clos. Il fallait qu’elle se concentre. « Je vais t’en donner, du spectacle. » Murmura-t-elle avant de réciter une formule complètement improvisée pour invoquer la foudre qui ne tarda pas à gronder autour d’elle. Toute la peine qu’elle ressent, le regret, la colère mélangés l’aveuglent. Elle vient de tuer ses parents. Oui, elle leur a ôté la vie. Et puis tout d’un coup elle ne sait pas ce qui se passe, son corps se met à trembler tout entier, elle est sèche de la tête au pied, elle n’est même plus habillée de la même façon. Ses parents ne sont plus là elle ne sait pas où elle est. Elle ferme un instant les yeux et grimace. Elle grogne, soupire, halète même. Sa respiration est courte et irrégulière, elle bouge, elle ne peut pas rester en place. Ses mains se tortillent, se serrent, se desserrent, elles brûlent littéralement. Et puis ses yeux s’ouvrent, elle se redresse haletante et en panique se rendant compte que, tout ça n’avait été qu’un effroyable cauchemar. Elle est à Shadow pas chez elle et qui plus est, loin de ses parents qui vont bien à l‘heure qu‘il est. Elle ressent encore cette tornade de tristesse qui la bouleverse, elle est submergée par l’émotion et reste tétanisée, assise sur lit. Des gouttes de sueur perlent sur son front ainsi que sur la totalité de son corps. Elle a chaud, elle meurt de chaud mais n’y pense pas. Ses mains lui font trop mal. Elle abaisse les yeux et voit avec stupeur qu’elles se mettent à briller et s’illuminer comme lorsqu’elle veut jeter un sort. « Non non non, pas maintenant, stop ! » Murmure-t-elle afin de ne pas réveiller sa colocataire. Elle enfonce ses mains dans la couette, sous son coussin, en les serrant très fort mais rien ne marche, elle s’intensifie. Elle se lève en trombe et coure à la cuisine faisant couler l’eau glacée sur ses mains encore tremblantes. Rien ne marche. Son cœur s’affole une nouvelle fois, elle a peur. Un bruit se fait entendre dans la chambre d’Hayden. Et si elle l’avait réveillée et si elle venait la voir ? Et si son cauchemar se réalisait avec ELLE ? Elle réfléchit le plus vite possible et se précipite dans sa chambre, veillant à garder les poings bien fermés et ne pas faire de gestes brusques. Elle ne prend même pas la peine de se changer pas le temps et se contente d’enfiler une paire de moufle en espérant que ça suffise à calmer ses ardeurs qui se refusent toujours à l’écouter et obéir. Ca brule encore plus, il faut quelle fasse quelque chose, qu’elle s’éloigne d’ici. C’est donc vêtue d’un short et d’un débardeur qu’elle sort du chalet dans cette nuit sombre et humide. Il est quatre presque quatre heures du matin et à cette heure-ci, elle ne voit qu’une personne qui peut potentiellement l’aider. Non, pas potentiellement. Elle peut l’aider. Une seule personne en qui elle voue une confiance aveugle. Si lui ne peut rien faire pour elle alors personne ne le pourra elle le sait. Elle devrait être discrète, marcher à pas de loup et éviter les chemins trop fréquentés mais elle s’en fiche : elle n’a pas le temps de bavasser à se cacher comme une lycéenne retrouvant secrètement son amoureux caché. Il est question de magie, de sécurité et quitte à se prendre une heure de colle voire plusieurs, elle préfère régler ce problème au plus vite. Elle arrive au pas de course devant le chalet de Jev et frappe, les mains serrés toujours dans ses moufles, contre la porte comme une dingue en espérant qu’il ne dorme pas : « Jev c’est Alysse, ouvre moi, j’ai besoin de toi, je t’en supplie vite, vite ! » Cria-t-elle au bord des larmes et de l’évanouissement tellement tout se bousculait et se confondait dans sa tête. Elle n’avait qu’une envie : s’effondrer à genoux contre le sol froid et tout laisser échapper, tout sortir d’elle une fois pour toute et ce, même si ça s’avère être destructeur. Elle entend du bruit à l’intérieur, signe qu’il est là au moins. En même temps, à une heure pareille elle ne voit pas où il aurait pu être d’autre. Elle est complètement déboussolée, effrayée. Ce n’est pas la première fois qu’elle fait un cauchemar comme ça mais ça n’avait jamais été aussi.. Réaliste auparavant. Elle a vraiment senti cette écorchure au cœur lorsqu’elle a vu ses parents sur le sol, au point même de lui infliger une douleur quasi physique. Et si sa magie était trop forte ? Et si elle ne faisait que le mal autour d’elle ? Et si elle.. Tuait des gens ou simplement les blessait ? Elle ne s’en remettrait pas, elle le savait et à cette même heure, elle commençait à se demander ce qu’elle était venue faire ici alors qu’elle risquait de le blesser lui aussi malgré son expérience. A cette pensée, son corps tout entier redoubla de tremblements, lui arrachant un frisson désagréable à l’échine. Poings serrés tournés vers elle juste au cas ou ça se déciderait à partir sans qu’elle ne l’autorise, elle recula d’un pas. Elle était complètement perdue, ne savait plus quoi faire quoi dire mais il était maintenant trop tard pour fuir, Jev venait d’ouvrir la porte.

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MessageSujet: Re: Please, help me to fight this nightmare ♦ Ft. Jev   Mer 30 Avr - 18:10





















 ❝ S'il te plait.. Aide moi à surmonter ce cauchemars.❞
They've promised that dreams can come true, but forgot to mention that nightmares are dreams too..




Je ne dois pas dormir. Il ne faut pas que je dorme.
Mes yeux se ferment petit à petit, et maintenant qu'ils sont clos, je les rouvres. Je me bat contre le sommeil encore une fois. Chaque nuit est plus dure que la précédente. La fatigue accumulée, les cauchemars qui me hantent et m'empêchent de trouver le repos.
Chaque secondes mes paupières deviennent plus lourdes, chaque battement de cil est un vrai combat. A chaque fois que mes paupières se ferment je me demande si j'aurais la force de les rouvrir une prochaine fois.
Je devrais me lever, faire quelque chose. Prendre un café, manger quelque chose de sucré, regarder un film, faire les 100 pas, courir dans le parc, prendre une douche froide. Je devrais faire quelque chose qui me tienne éveiller.
Je devrais prendre de ma potion qui enlève toute sensation de fatigue pendant 12h. Je devrais faire une de ces choses. Mais chaque nouvelle seconde qui passe, le sommeil me gagne.
Je n'ai même pas la force de me lever de mon canapé, le sommeil a engourdi mes membres, la seule chose que j'ai envie de faire en cet instant est fermer les yeux est dormir. Mais je ne dois pas.. Il ne faut pas .. C'est pourtant ce que je fais.
J'accueil Morphée à bras ouverts, même si je sais que la seule chose qu'elle m'apportera cette nuit sont des cauchemars.

Los Angeles était vraiment une belle ville. De jour comme de nuit.
De jour elle était pleine de vie, des tas de gens, d'origines, de styles et de mode de vie différents foulaient les rues, et les routes de la ville. De nuit, la ville était totalement différente, la vie avait quitté ses rues et ses pavés, du moins du cotés de chez moi. Si il n'y avais pas ces quelques lampadaires et ces lumières aux fenêtres, j'aurai pu croire que j'étais seul au monde. Allongé dans l'herbe grasse du parc à quelques mètres de chez moi. J'observai les étoiles depuis mon lit de nature.
Alors que mes doigts se glissaient dans les brins d'herbe, je repensai à ma soirée. La pire de toute ma vie.
Renvoyé, tabassé, insulté, disputé, .. Jamais le sort ne c'était autant acharné sur moi en une soirée.
Il serait facile de retrouver un travail. Ces quelques bleus, a lèvre en sang et ce vilain coquard qui avait fait une douloureuse apparition autour de mon œil ainsi que mon amour propre se remettraient bien vite de leur mésaventure.
Mais les insultes, la dispute..
Les insultes n'étaient même pas dirigées contre moi, elle étaient dirigés contre la personne qui comptais le plus pour moi. La seule personne qui n'avais jamais compté, ma grande soeur. Irina.
Elle était tout, et des insultes à son égard m'avais fait me disputer avec elle. Pour la première fois de ma vie j'était en froid avec elle. Et qu'est ce que j'avais osé lui dire ? "Tu m'as déçus" .. Alors que tout ce qu'elle avait fait, tout ce qu'elle avait enduré, était à cause de moi.
Je me sentais tellement coupable maintenant que j'y repensait.
Cela devait bien faire deux heures que nous nous étions disputés et que j'étais allongé là à regarder le cosmos. Il était temps pour moi d'aller lui faire mes excuses.
Je me relevais et partais en direction de chez nous.
Le chemin était cours, moins de cinq minutes. Je montais les 3 marches à l'entrée de l'immeuble, et commençait ma monté jusqu'au huitième étage.
Nous vivions dans un quartier trop pauvre, et un immeuble trop pourri pour qu'il y ai un ascenseur, mais cela ne me dérangeais pas. Je montais les marchez trois par trois, je voulais rentrer au plus vite pour m'excuser.
Une fois sur le palier, je tournais doucement la poignée. Elle n'avait pas fermé après que je sois parti. Heureusement ! Vu que j'étais parti sans mes clés.

-Irina ?

Pas de réponses. J'inspectait chaque pièces de notre appartement miteux, en l'appelant de nouveaux chaque fois que je rentrais dans une nouvelle pièce.

-Irina ? Irina ?

Je restais sans réponse. Etait elle sortie ? Etait-elle partie à a recherche ? Non. Impossible.
C'est alors que j'entendis des sanglots, l'entendis sangloter. Dans la seule pièce ou je ne l'avais pas encore cherché. La salle de bain. Je marchais d'un pas rapide jusqu'à la porte, j'attrapais la poignée et m’apprêtais à rentrer, lorsque moi même je me pris la porte. Elle s'était enfermée dans la salle de bain et continuais de sangloter.
Cela me brisait le coeur de l'entendre pleureur ainsi.

-Irina ? Irina ouvre la porte s'il te plait..

Pour seule réponse j'eu le droit à des sanglots.
Je me laissais donc glisser le long de la porte. Mon oreille, collée contre la barrière en bois qui me séparais d'elle, entendais encore mieux ses pleurs maintenant qu'elle en étais encore plus près.

-Irina .. Je suis tellement désolé.

Des larmes qui perlait aux coins de mes yeux depuis que je l'avais entendue pleurer commencèrent à couler le long de mes joues. Ca avait toujours été comme ça .. Elle pleurais je pleurais.

-Irina, je m'en veux tellement..

Ma voix commençait à trembler et à dérailler tandis que je commençait vraiment à pleurer.

-Jamais .. Jamais je n'aurai du te parler comme ça. Je n'aurai pas du. J'ai eu une mauvaise journée, une mauvaise soirée, je n'aurais pas du.. Et ce que ces hommes ont dit sur toi.. Et apprendre que c'étais vrai.. Je n'aurai pas du. J'aurai du te soutenir.. Te prendre dans mes bras, te remercier.. Tu as fait tout ça pour moi .. Jamais .. Jamais je n'aurai du ..

Je n'avais plus la force, je me sentais tellement mal en cet instant.

-Jev..

Un murmure. Sa voix était tellement faible.

-Irina !

Je e redressait quelque peu le long de la porte.

- Irina je t'en supplie ouvre moi !

Mais pour seule réponse je n'eu le droit qu'a mon prénom prononcé en un murmure presque inaudible.

Je continuais de pleurer tandis que j'entendais ma soeur pleurer elle aussi de l'autre côté de la porte.
Les larmes coulais, et coulais et coulais.. Tellement avaient coulés qu'un flaque c'était formé sur le sol. Je la sentais sous mes doigts qui grandissait encore et encore tandis que je continuais de pleurer. Je laissais mes doigts joués dans la flaque quelques instants avant de relever ma main et observer mes doigts mouillés.
Ils étaient mouillés oui. Mais pas avec des larmes. Un liquide rouge recouvrait le bout de mes doigts. C'est alors qu'une forte odeur de fer et de rouille me frappas, et que je me rendis compte que ma soeur ne pleurais plus. Je l'entendais doucement respirer mais elle ne pleurais plus.

-Irina ?

Ma voix grimpa d'une octave quand je me rendis compte de la gravité de la situation.

-IRINA OUVRE LA PORTE !

Je tambourinais, comme un fou. Je frappais la porte de toutes mes forces avec mes poings. Mais elle ne vint pas ouvrir. Je mis alors un grand coup de pied dans la porte.. Puis un deuxième, et d'autres, jusqu'à ce que la porte s'ouvre violemment.
Quelques secondes je fut aveuglé. Les murs, les sols, tout dans la salle de bain était blanc. Et comme j'étais resté dans l'obscurité lorsque je pleurais dans le couloir, il fallut quelques secondes à mes yeux pour s'acclimater à cette lumière aveuglante.
Lorsque enfin mes yeux furent habitué, l'horreur de la scène me frappa de plein fouet. Le sol qui normalement était blanc, était maintenant maculé de rouge.

-IRINA !

Je criais .. Je me laissais tomber à genoux dans le sang. Les taches que cela pourrait occasionner m'importait peu.. Je la pris dans mes bras ..

-Irina .. Non .. Non ..

Mes larmes repartirent de plus belle.

-Irina .. Non .. Oh non Irina ..

Tout était ma faute .. Je la sentais faible dans mes bras, la vie la quittais petit à petit. Son corps devenait de plus en plus lourd, sa respiration de plus en plus ardue..

-Irina.. Irina non reste avec moi ! Je suis tellement désolé .. Irina .. IRINA !

J'ouvris brusquement les yeux. Ils étaient bouffis. Mes joues étaient chaudes, humides. J'avais pleurer dans mon rêve, mais aussi dans mon sommeil. Comme à chaque fois que je dormais. Comme à chaque fois que je fermais les yeux.
Morphée s'acharnait sur moi. Chaque fois que je dormais, elle me rappelait que c'était à cause de moi qu'elle était partie. Chaque fois que je dormais, j'assistait une nouvelle fois à sa mort.. Ou pire certaines fois.. Je me voyais défoncer la porte des que je rentrais à la maison et la tuer moi même .. J'avais eu le droit à la réalité cette nuit. Pas à la pire des versions. Mais à la réalité.
Ma respiration était saccadée. Je m'étais réveillé en hyper ventilation.
Et tandis que je m’efforçai de récupérer une respiration normale, je tentais de vider mon esprit. Ces souvenirs me hantais nuits et jours. Il me fallait me changer les idées.
Je me levais, toute fatigue m'avais quitté a cause de ce cauchemars. Mais pour être sur de ne plus dormir, je pris plusieurs gorgées de mon breuvage magique qui enlevais les effets de la fatigue et l'envie de dormir. Une gorgée m'épargnait pour 12 heures, mais avec toutes celles que je venais de prendre, j'étais sauf pour plusieurs jours.
J'allumais ma télévision, mon lecteur, je pris un fil au hasard et le lançais. En premier, je regardais Constantine, puis après ce fut au tour de Predators de se retrouver dans mon lecteur. J'ai du m'endormir très tôt car il n'est que 3 heure quand je lance on troisième film. En plus j'ai arrêter Predators en plein milieu car j'en avais marre. Je choisi une nouvelle fois un film au hasard, et le lance.
Hunger Games.
Au bouts de quelques minutes je commence à avoir faim. Alors je fait le tour de mon frigo de mes placards et en sort toutes les cochonneries qui peuvent m’intéresser. Chips, biscuits au chocolat, biscuit appéritif, soda, nutella, gâteaux, bonbons, crème glacée placés face à moi, je continue à regarder le film. L'histoire continue.. Mon pot de glace à la vanille géant sur les ventre, la cuillère à peine vidée, je la replonge dans le pot. Puis la scène de Rue arrive. Je laisse la cuillère planté dans le pot.. Et tout comme Katniss, je chante.. En pleurant .. Cette scène est trop touchante. Et je suis surtout trop sensible ..

-Deep in the meadow.. Un .. Under the willow .. A bed of gr .. grass.. A soft green pi .. Pillow .. Lay down your head .. And close .. yo .. Your eyes..

Et je fond en larmes..
Ridicule pour un homme de 42 ans de pleureur comme ça devant un film, mais c'est plus fort que moi ..
Je reprend ma cuillère et recommence à me gaver.
De toute façons il n'y a personne pour me voir comme ça à 4h du matin.
Et grâce à tout ça .. J'ai réussi à oublier le cauchemars que j'ai fait juste avant. Pour le moment du moins.
L'intrigue avance de quelques minutes, et je suis encore en train de larmoyer lorsque j'entend violemment frapper à a porte.
Je lâche ma cuillère dans mon pot de glace et regarde la porte effrayé.
Un tueur est à ma porte ? On cherche à me tuer ?! Oh mon dieu. Je reste immobile, à moitié affalé dans mon canapé, mon pot de glace sur le ventre à regarder la porte sur laquelle on tambourine.
Et c'est alors que je l'entend.

-Jev c’est Alysse, ouvre moi, j’ai besoin de toi, je t’en supplie vite, vite !

Ce n'est que Alysse. Pas un tueur. Je lache un soupir de soulagement. Des jours sans dormir et les abus de films ne font pas bon ménage. Et peut être que tout le sucre que j'ai dans le sang n'aide pas non plus..
Je range rapidement toute la nourriture que j'avais sortis, met mon film en pause et me dirige vers la porte que j'ouvre des que je suis devant, je ne l'ai même pas encore ouverte entièrement que je m'écris déjà.

-Alysse ? Qu'est ce que tu fais ici à cette heure ci ? Tu devrais être en train de dor..

Je m'arrête. Son air effrayé. Ses mains dans des moufles serrées contre elle. Je comprend immédiatement qu'elle vient de faire un cauchemars.
A son age j'étais pareil. A cette époque, je ne comprenais pas tout ce qu'il m'arrivait. Et toutes les nuits a cause du même cauchemars que j'ai fait quelques heure auparavant, je me retrouvais dans le même état que celui dans lequel elle était en cet instant.
Je tend la main vers elle, pour lui prendre un des siennes, mais avec un geste imperceptible elle recule. Je lêve alors les mains au dessus de mes épaules. Pour lui montrer que je ne vais pas la toucher, que je ne vais pas lui faire de mal. Et m'écarte lentement de la porte pour lui laisser assez d'espace pour rentrer.

-Entre vas y ..

Elle me rappel tellement ma soeur en cet instant. Tellement forte devant les autres, mais en réalité, fragile, apeuré face au monde qui l'entoure, et elle même face à moi. J'ai déjà vu Alysse paniquée. Mais jamais dans un tel état d’affolement. Je vois alors ses mains briller aux travers des mailles de ses moufles. Je compatis tellement.
Je et ma main dans son dos, doucement pour ne pas la faire d'avantage paniqué et la fait s'avancer jusqu'au canapé ou j'étais encore affalé une minute plus tôt. Et en silence, je la fait s'asseoir.
Je me dépêche d'aller dans ma chambre et de prendre un gros bol en bois, rempli d'une pâte verte visqueuse et putride et pose le bol face à elle. Je la vois froncer le nez. Vu l'odeur, c'est une réaction normale. Une odeur de poubelle, d'égouts, et de vase, le tout mélangé.. A 4 heure du matin, c'est pas térrible.

-Met tes mains dedans.

Je lui dis tandis que je m’assois à ses côtés. Je la vois regarder le bol avec un tas de question dans les yeux, mais aussi avec réticente. C'est sur qu'elle ne dois pas avoir envie de mettre les mains dans un truc qui pue le charnier.
Mais je la rassure.

-Ca va aspirer la magie présente dans tes mains, ainsi que toute autre étincelle qui parcourrai ton corps en ce moment.

Alysse retire ses moufle, puis hésite quelques secondes, les mains au dessus du bol, puis les plonges d'un coup à l'intérieur. Elle reste émerveillée quelques instants face à la pâte qui maintenant n'est plus verte mais change de couleur au fur et à mesures qu'elle aspire ses pouvoirs. Elle passe par toute les couleurs, même des fluorescentes.
Puis je pose ma main sur l'épaule de la jeune fille pour attiré son attention.
Elle se tourne vers moi, puis je plonge mon regard dans le sien. Je la gratifie d'un regard emplis de question. " Qu'est ce qu'il s'est passé ? Qu'est ce qui t'as mis dans cet état ? Raconte moi tout .. "

Les premières semaines j'aurais aussi pu lui demander "Pourquoi moi ?"
Mais maintenant je sais.. Et de toute façons je ne peux rien lui refuser car elle me rappelle trop ma soeur.
Que ce soit physiquement, ou au niveau de sa personnalité.
Puis j'attend. Mon regard toujours dans les siens qu'elle décide à s'ouvrir. A me donner les réponses aux questions que mes yeux lui pose.



© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia

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Jev Cipriano†
You stay, Irina. The way I dreamed you were. Oh look, Irina, a star. Buried sweetly in your yellow hair. A shooting star.
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MessageSujet: Re: Please, help me to fight this nightmare ♦ Ft. Jev   Jeu 29 Mai - 19:47

Jev & Alysse

Lorsque la porte s’ouvre subitement, Alysse regarde Jev complètement terrifiée. Sur le moment, elle ne réagit même pas au fait que ses yeux ont l’air rouges et gonflés et que, sur ses joues doivent encore traîner quelques traces de ses larmes. Cette boule qui se forme dans son ventre est trop grosse, trop importante pour qu’elle puisse s’intéresser à ce genre de détails pour l’instant. Sur le coup, la sorcière ne prend même pas la peine de répondre. Ses lèvres tremblent, elle ne sent même pas le froid au contact de sa peau blanche. Elle sait qu’il va comprendre sans qu’elle n’ait besoin d’expliquer, il a déjà vécu ça lui aussi par le passé ou en tout cas, elle le suppose. Elle espère tout du moins qu’il sait quoi faire face à ça et que la seule chose à faire n’est pas d’attendre que ça passe. Plus le temps passe, plus ses pouvoirs grandissent, plus ça l’effraie et lui donne du mal de les contrôler. La base lorsqu’on est sorcier c’est d’apprendre que la confiance en soi est le plus important. Tant que tu n’es pas sur de tes capacités, de ton pouvoir de gérer ton don, tu n’arriveras à rien et ça se retournera contre toi. Alors que Jev tend la main vers elle comme pour s’approcher et la toucher pour la faire entrer, celle-ci recule. Elle refuse de toucher quoi que ce soit et qui que ce soit quand elle est dans cet état, toujours cette même peur de faire des misères sans le vouloir. Si ses lèvres sont scellées, ses yeux lui crient, le supplient de ne pas l’approcher dans quel cas, elle s’enfuirait aussi vite qu’elle était venue. Ce n’était pas un manque de confiance en lui mais en elle. Lorsqu’il lève ses mains et se pousse, elle le gratifie d’un regard doux pour l’en remercier. Elle voudrait pouvoir le rejoindre et le serrer dans ses bras, écouter ses paroles rassurantes mais elle ne peut pas ou du moins, pas avant que ses mains cessent de faire comme bon leur semble. Elle entre alors le plus vite possible, serrant toujours ses mains contre sa poitrine alors que ses lèvres, légèrement violettes, tremblent. Un mélange de peur, de froid, de colère contre elle-même de ne pas réussir à se contrôler l’envahissent et l’affaiblissent encore un peu plus. Sa tête lui fait mal, ses mains aussi et ne parlons-même pas de cette rage intérieure qu’elle préserve silencieusement devant son incapacité. Elle se sent nulle, ridicule aussi. Comme une gamine qui ne peut rien faire sans l’aide d’un adulte pour la superviser et l’aider à réussir. Sans savoir vraiment comment, elle se retrouve assise sur le canapé, face à la télévision mise sur pause et à tout un tas de nourriture malsaine. Elle fronce légèrement les sourcils se demandant à quoi était dû ce massacre qui, généralement ou pour les filles en out cas, signifiait un mal-être évident qu’elles essayaient de combler en se gavant. Elle se rassura tout du moins d’une chose : elle ne l’avait pas réveillé puisqu’il semblait déjà l’être avant son arrivée. A moins qu’il ne se soit endormi devant son film comme le font la plupart des gens. Ainsi elle attend, recroquevillée sur elle-même le plus possible, les yeux clos essayant désespérément une dernière fois de tout faire s’arrêter. Evidemment comme elle s’y attendait, rien ne marche. Elle a beau prier en son for intérieur, supplier que ses dons cessent de lui faire perdre le contrôle les choses ne diminuent pas bien au contraire. Plus elle est bouleversée, plus elle sent la pression et la force qui augmente. Les fils des moufles commencent même à se détériorer petit à petit, s’écartant et laissant paraître quelques lignées lumineuses. « Dépêche-toi je t’en supplie.. » Elle resserre l’étreinte de ses mains contre elle alors qu’un nouveau flot de larmes envahit ses joues. Elle en a marre de tout ça, de ses crises et en vient même parfois à regretter d’avoir hérité de ces dons, de ne pas être ‘normale’. Elle sait que c’est injuste, qu’elle doit le voir comme une chance mais pour elle et surtout dans ce genre de moment, elle a plus l’impression que c’est un fardeau qu’elle ne sera jamais de taille à porter. Sa mère est une femme incroyablement forte, elle l’a toujours été, elle gère ses dons à la perfection et elle ne les laisse jamais se manifester sans qu’elle ne le veuille ce qui est loin d’être le cas d’Alysse. Jev revient quelques secondes plus tard et prend place à côté d’elle, ramenant avec lui un bol dont l’odeur nauséabonde souleva presque le cœur d’Alysse. Et si seulement il n’y avait que l’odeur mon dieu.. La sorcière ne put s’empêcher de prendre un air dégouté alors qu’elle plissait le nez comme pour retenir sa respiration. La couleur du mélange était tout aussi répugnante quant à sa consistance.. Rien qu’à ce qu’elle en voyait, elle avait déjà envie de vomir rien qu’à l’idée d’y mettre ses mains. L’écossaise n’était en aucun cas une personne coquette, elle se satisfait de peu le plus souvent mais avait littéralement horreur d’avoir les mains sales ou dans des trucs visqueux comme ça en avait l’air présentement. Enfin ça, c’était sans doute son côté un peu maniaque qu’elle héritait de sa mère bien qu’elle ne l’admettrait jamais. Elle lança alors un regard suppliant à Jev l’air de rire ‘y’a vraiment rien d’autre à faire ?’ Elle s’arme de son regard de cocker tristounet comme elle sait si bien le faire et se résigne finalement face aux explications de Jev. S’il le dit, il doit avoir raison et en ce moment même, elle serait prête à n’importe quoi pour mettre un terme à ce moment d’épouvante. Elle garde encore et toujours le silence et approche doucement ses mains du bol, ravalant sa salive avec difficulté. Elle ne peut pas voir ça, non, si elle voit ses mains s’enfoncer dans ce truc.. Ca va lui retourner l’estomac elle en est certaine. Par mesure de précaution, une fois les moufles retirées et que ses mains touchent les bords en bois du bol, la sorcière ferme les yeux et glisse ses mains à l’intérieur le plus rapidement que possible. Tiens.. Bizarre. Elle rouvre les yeux. Ce n’est finalement pas si dégueulasse que ça, au contraire même. La pate devient délicate et douce un peu comme une crème pour la peau. Elle laisse courir ses yeux sur le bol avec incompréhension et remarque avec émerveillement son soudain changement de couleur. Comme quoi, l’habit ne fait vraiment pas le moine. Les yeux rivés sur ce spectacle coloré, la sorcière est prise de court lorsqu’elle sent la main de son protecteur sur son épaule. Sa tête se tourne instinctivement vers lui alors que ses yeux clairs et rougis par ses larmes de détresse se plongent dans les siens. Elle voit sans qu’il ait besoin de parler qu’il attend des réponses, ses prunelles lui hurlent milles questions à la fois comme s’il voulait qu’elle reprenne tout depuis le début et cela lui fait un bien fou. Elle sait qu’elle peut compter sur certaines personnes dans cette école comme Hayden, Emilie -qui est par ailleurs aussi l’un de ses professeurs- et puis Chad mais Jev lui a quelque chose qu’eux n’ont pas malgré tout : la même nature. Ce personnage toujours dans la démesure a su, à force de mois et de pratique, briser la carapace que la sorcière s’était construite ainsi que le mur de silence et de mensonge derrière lequel elle se cachait le plus souvent avec ses amis. « J‘ai fait un cauchemar..immonde, le pire que je n‘ai jamais fait si tu savais.. Si tu avais vu.. C‘était insoutenable, horrible.. » Commença-t-elle en baissant la tête sentant que, si elle continuait sur cette voie là, elle repartirait dans ses sanglots d’antan. Sa voix était tremblante à l’image de son corps tout entier qui frissonnait en se remémorant les images qu’elle avait vu. « J‘avais déjà eu des réactions après ce type de cauchemar mais jamais aussi fort, jamais comme ça.. » Elle releva ses yeux larmoyants vers lui et murmura, tant le dire à voix haute lui brisait littéralement le cœur : « Ils étaient morts Jev, je les ai tués, j‘ai pas su me contrôle.. J‘ai tué mes parents.. » Une larme coula à nouveau sur sa joue, suivie de près d’une autre. « Ils étaient par terre et ils ne bougeaient plus.. C‘était tellement réel ! Et si ça arrivait ? Et si ça arrivait vraiment ? Si je faisais du mal à quelqu‘un ? » Sa voix montait légèrement en octave, montrant son inquiétude grandissante. Son cœur faisait des bons espacés et douloureux dans sa poitrine et d’un autre côté, ses mains ne la faisaient plus souffrir ce qui était déjà un bon début. « Et si je tuais quelqu‘un ? » Demanda-t-elle au bord de fondre complètement en larme. Sans doute était-ce un mélange de peur et de fatigue qui la rendait si émotive -ou du moins, plus que la normale- mais elle ne s’en souciait pas. Elle pouvait tout lui dire à lui, elle le savait. « Je crois pas être capable de gérer ça.. » Elle baissa à nouveau la tête rompant le lien visuel entre lui et elle. Elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi et il était plus aisé pour elle, de fuir son regard et ce qu’elle pourrait y lire que de faire face complètement. Elle se serait bien levée pour faire les cents pas mais malheureusement, ses mains se trouvaient encore dans le bol qui la clouait dans ce canapé à devoir affronter le regard de son professeur.

hj: excuse moi pour le temps de réponse  :cache: 

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